Les Inondations en Afrique
En Afrique, chaque
année, les pluies diluviennes apportent leurs lots de pertes en vie humaine, de
blessés et de dégâts matériels.
L’année 2018 n’échappe
pas à la règle et se révèle d’ailleurs particulièrement meurtrière. En l'espace
de 3 mois, plus de 700 personnes ont perdu la vie, tandis que des milliers
d'autres sont sans toits.
Pendant les
périodes de pluie, fort est de constater qu’il existe une même constance qui
est celle des dégâts occasionnés par les pluies diluviennes qui causent d’énormes
perte en vie humaine, de blessés et de dégâts matériels chiffrés à des milliers
de millions de FCFA.
L’année 2018 ne fait
pas exception à la règle et se révèle d’ailleurs meurtrier pour un début de
saison des pluies. Le bilan pourrait s’alourdir dans les mois à venir car la
saison de pluie ne fait que commencer.
En effet depuis le
début des pluies, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, le Kenya, la Tanzanie, l’Ouganda,
la Somalie ou le Rwanda, plusieurs pays d'Afrique sont frappés par de graves
inondations consécutives à des pluies torrentielles. Des centaines de personnes
ont été tuées.
En Côte d’Ivoire, au moins 20 personnes sont mortes en raison des
inondations et des pluies torrentielles qui ont frappé Abidjan, la capitale
économique, selon un dernier bilan en
date du 19 Juin 2018 donné par le ministère Ivoirien de l’intérieur.
Au Cameroun, au moins cinq personnes ont perdu la vie dans des inondations
survenues au mois de Juillet dernier dans la ville de Limbe, région du
Sud-ouest du Cameroun. Ville côtière située dans la région Anglophone du
Sud-ouest, Limbe possède la plus forte pluviométrie de l’Afrique Centrale selon
le ministère camerounais de l’environnement.
Au Kenya, 120 personnes sont mortes en deux mois, selon la Croix-Rouge
kényane, qui a lancé un appel aux dons d'un montant de 5 millions de dollars pour
venir en aide aux sinistrés. Les inondations ont emporté des ponts et des
maisons et plus de 250'000 personnes ont été déplacées. Des milliers d'hectares
de cultures ont été détruits et 20'000 têtes de bétail emportées par les eaux.
Au Rwanda, au moins 180 personnes ont perdu la vie au cours des quatre
derniers mois, en raison des catastrophes provoquées par les fortes pluies à
travers le pays. Selon le Gouvernement Rwandais, les pluies enregistrées au
cours des quatre derniers mois sont les "plus fortes et destructives"
enregistrées par le Rwanda au cours des 36 dernières années. Les catastrophes
comprenant les inondations, des foudroiements et les glissements de terrain ont
détruit 4 000 hectares de cultures valant environ 4 milliards de francs
rwandais (4 725 829 de dollars), d’après le compte-rendu de ce conseil.
En Somalie, plus de 100.000 personnes ont aussi été déplacées et près
de 500.000 personnes affectées à la suite des crues et des glissements de
terrain. Des centaines d'habitations ont aussi été détruites.
En Tanzanie les pluies torrentielles ont aussi frappé faisant 14 morts
en avril tandis qu’ en Ouganda, les
inondations ont détruit des maisons et fait au moins trois morts, selon la
police.
Au-delà de la
catastrophe due aux changements climatiques et aux activités Humaines, c'est
l'impréparation des villes africaines et leur gestion des sinistres naturels
qui sont encore posées. L'année dernière, des pluies diluviennes en Sierra Leone et les coulées de boue
meurtrières qui s'en sont suivies ont fait plus de 400 morts. Elles ont mis à
nu le manque de prévention et de prévision face à ce genre d'événement.
Aujourd'hui, l'ONU a
tiré la sonnette d'alarme sur les risques d'inondation au Niger pour cette saison des pluies 2018. Dans le cas de la Côte d'Ivoire, l'annonce d'un plan
d'organisation des secours (ORSEC) en cas de catastrophe tablait en 2011 sur un
investissement de 122 milliards pour des infrastructures dédiées à
l'assainissement à Abidjan. Un objectif mis à mal qui doit être renforcé par un
plan d'après-sinistre, dans une saison qu'on annonce parmi les plus pluvieuses.

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